Privatisation et incompétence: un système qui déraille
vonric | 31 octobre, 2005 15:45
Tous
ceux qui se sont trouvés dans des stations de train/métro en début de
semaine (que ce soit à Paris ou à Londres d'ailleurs) vous le
confirmeront : les files d'attente sont toujours interminables pour acheter un billet.
Pas de problème, il suffit d'acheter son billet en avance me dites
vous ? Pas à Londres... Depuis la station de train de Clapham Junction,
on refuse de me donner une extension de la zone 2 à Ealing Broadway
(zone 3 de Londres) ou je me rends lundi : "Go to Victoria Tube Station" me dit-on, ici on ne vend que des billets de train. A Victoria, je demande donc un ticket pour le lendemain. " We cannot sell tickets for another day but today"
(ici, il faut savoir qu'à Londres seule la date indiquée sur le billet
indique qu'il est valide. Impossible donc d'acheter plusieurs tickets à
l'avance, ou d'utiliser utltérieurement un ticket inusité). Bref, vive
le système de transport intégré: impossible d'acheter son billet pour
le métro dans une station de train, impossible d'acheter son billet à
l'avance,...et impossible de renouveler sa Oyster card (carte de
transport prépayée vendue uniquement dans le métro) à Ealing car la station est gérée...par le train (dixit uen amie) !
Je suis donc monté dans le métro sans billet pour la
fin de mon trajet, en me disant que j'allais l'acheter une fois arrivé
(la dernière fois que quelqu'un m'a dit avoir fait ca, il a recu une
amende de £20 - qui devrait passer à £50
!). Arrivé sur place, on me fait passer les barrières en me disant simplement d'acheter un
billet aux machines... qui ne délivrent que des tickets au départ
d'Ealing, pas à l'arrivée !
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Wallace and Gromit
vonric | 19 octobre, 2005 17:39
De la pâte à modeler, des traces de doigts et des milliers d'images accollées bout-à-bout. Quelle opposition face aux machines Dreamworks ou Disney avec effets spéciaux et animations générés par ordinateurs.
Et pourtant ca marche ! Le très connu "so-British" Wallace et Gromit est de retour sur les écrans avec pour la première fois un long métrage, parodie des films d'horreur, une histoire de lapin-garou.
Wallace, très gentil, toujours gai et simple amateur de crackers et inventeur-bricoleur de folie, et Gromit, son chien calme et raisonnable qui lui sauve régulièrement la mise, passent au long métrage. Il s'agit de protéger les potagers contre un lapin monstrueux.
Atypique et génial, le film fait un carton au box office... et pour une très bonne raison: il est de très grande qualité. Les gains étaient de £9.4 millions des le premier week-end de diffusion au Royaume Uni, et le film a déjà accumulé plus de £18.6 millions aux Etats Unis.
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Une loi contre les sacs plastiques
vonric | 12 octobre, 2005 19:27
J'ai déja parlé du problème des problème des sacs plastiques jetables. Le sujet est décidemment d'actualité puisque les députés francais ont voté hier une loi interdisant les sacs plastiques d'ici 2010. Espérons qu'ils mettront plus de volonté à la faire appliquer qu'à respecter les directives européennes contres les décharges à ciel ouvert. L'article du Monde reprend d'ailleurs une photo de la décharge à ciel ouvert d'Entressen ou les sacs virevoltent.
L'Assemblée nationale a ainsi voté à l'unanimité, mardi 11 octobre, un amendement interdisant la commercialisation des sacs et emballages plastiques non biodégradables à l'horizon 2010, prenant en marche le train de la réduction de l'usage des sacs de caisse, lancé en France il y a un an seulement. On reparle aussi des alternatives aux sacs plastiques actuels avec des sacs biodégradables. Las sacs dits fragmentables étant une alternative peut satisfaisante, et l'utilisation de maïs (sacs a base d'amidon) étant fort consommateur d'eau pour les agriculteurs, on évoque aujoud'hui l'utilisation d'autres matériaux végétaaux : pommes de terre, de chanvre ou de tomates.
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Wiki par ci, wiki par là
vonric | 10 octobre, 2005 15:57
Yahoo enrichit nombre de ses articles avec son lien Encyclopédie, le Monde lui accordait un article
le mois dernier... En 4 ans, Wikipédia est devenue une référence sur
Internet, aussi connue que Yahoo!, Google ou ebay. Mais à la différence
des premiers, ce n'est pas une société, mais une communauté de savoir,
un mode de partage de l'information basée sur le réseau des réseaux :
Internet.
Son nom vient de la combinaison d'encyclopédie et de "wiki", un
logiciel qui permet d'éditer une page Web facilement. Wiki vient aussi
du hawaïen wiki wiki qui signifie "rapide", "informel". Il correspond aussi à l'expression anglaise : What I Know Is".
Jimmy Wales, américain, lance en 2001 un logiciel
qui permet librement d'écrire des articles et de voir n'importe quel
utilisateur pouvoir les corriger. Une communauté libertaire,
démocratique, ou le savoir est partagé et enrichit sur un mode
coopératif et bénévole.
L'encyclopédie en ligne Wikipedia, en quelques chiffres, c'est :
- 80 millions de visites chaque jour;
- plus d'un million d'articles;
- 62 langues, les plus importantes étant, dans l'ordre, l'anglais (694
000 articles), l'allemand (280 000) et le français (170 000).
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La Turquie et l'Europe
vonric | 03 octobre, 2005 20:37
Le Turquie est une fois de plus le sujet principal des discussions au sein de l'Union Européennes.
Bien sur le texte que l'UE souhaitent signer avec la Turquie énnonce que : "l'objectif commun des négociations est l'adhésion", dans un processus ouvert et sans garantie. Il ajoute qu'en cas d'échec, la Turquie devra être ancrée dans l'UE "par les liens les plus forts".
Mais un pays membre de l'UE, l'Autriche, a décidé qu'il serait honnête d'écrire qu'un autre mode doit aussi être envisagé : le partenariat privilégié (statut revendiqué par la Suisse par exemple). Le Portugais Diogo Freitas do Amaral a toutefois jugé "impossible qu'à chaque fois que [les Européens] doivent prendre une décision, un ou quelques pays se rappellent à la dernière minute qu'il a des objections très importantes".
Loin de me demander pourquoi l'Autriche souhaite écorner la douce promesse que l'Europe fredonne depuis des dizaines d'années à la Turquie, je m'interroge sur : "Pourquoi l'Autriche seule ?".
La Turquie actuelle, c'est :
- 70 millions d'habitants (le pays le plus peuplé au jour d'aujourd'hui après l'Allemagne).
- 4% du territoire en Europe, le reste en Asie (dont la capitale Ankara).
- PNB/habitant
(2003) = $2 715 (UK=$26 650, moyenne de l'UE=$24 000). Tous les pays
actuels de l'UE ont un PNB plus élevé (toutefois si la Roumanie et la
Bulgarie intègrent l'UE, ces deux pays se trouveront en dessous).
Les liens entre l'UE et la Turquie sont anciens. Pays associé à l'UE
depuis 1963, la Turquie a déposé une proposition de candidature en 1987.
Historiquement, la Turquie et l'Europe entremellent leurs histoires
depuis des siècles (mais c'est aussi le cas de la région occupée par Israël, de l'Egypte, de l'Afrique du Nord...etc).
C'est donc un pays pauvre, très peuplé (son poids sera plus élevé que n'importe lequel de l'actuelle UE dans 10 ans) et qui n'est pas en Europe - ou si peu (comme considérer que la France est un pays africain car
elle possède, avec l'ile de la Réunion, un toute petite partie qui lui
est liée) - que l'on demande aux peuples de l'actuelle Union Européenne d'accueillir à terme. En fait, tout bien considéré, on ne demande rien aux peuples européens.
Les dirigeants de l'Europe savent bien que la Turquie a déjà été une cause importante dans le vote de refus au référendum sur le traité Constitutionnel il y a quelques mois en France et aux Pays Bas. Que les peuples européens se sont sentis frustrés de ne pas avoir été consultés avant l'entrée des 10 nouveaux membres en 2004 (et ont exprimé ce mécontentement en France en mai 2005). Que la France possède un point de sa constitution qui l'oblige dorénavant à organiser un référendum pour l'entrée d'un nouvel Etat dans l'Union ; et qu'il y a autant de chance que les Francais disent oui dans 10 ans, que de chances que les Anglais adoptent l'Euro d'ici 5 ans... Bref que les possibilités d'intégrer la Turquie dans autre chose qu'un partenariat privilégié sont très faibles. Alors pourquoi ne pas lui dire tout de suite et envisager aussi des solutions alternatives, au lieu d'attendre la dernière minute, après des années d'efforts de sa part, pour lui lancer : "Ah, bien, mais on a quelques problèmes... ca va pas être possible" !
Le gouvernement anglais, qui n'a pas vraimment fait preuve d'europhilie depuis des années (hormis en paroles) est un fervent partisan de l'élargissement à la Turquie. La presse anglaise europhobe, à défaut de voir le Royaume Uni quitter l'Union Européenne et adopter elle aussi un partenariat privilégié, est partisante également de cette intégration. C'est souvent un bon indicateur : s'ils sont pour, c'est que c'est suremment douteux...