Orwell le visionnaire
vonric | 27 février, 2006 09:49
Je poursuis dans la série "Orwell le visionnaire" puisque ces dernières semaines ont été marquées par l'adoption de la loi britannique instituant la carte d'identité biométrique.
Il
faut rappeler que les sujets de sa majesté Elisabeth II n'ont pas connu
de carte d'identité depuis la seconde guerre mondiale. Alors que les Anglais réagissent peu aux nouvelles lois antiterroristes de Blair, aux fichiers ADN ou autres vidéo- surveillance,
ils se sont paradoxalement fortement mobilisés contre ce projet.
Personnellement je trouvais ca complètement stupide, car pour le
moment, il n'y a aucun moyen officiel facilement utilisable pour
prouver son identité, et vous pouvez retirer votre carte bancaire en
montrant votre inscription à la bibliothèque (vécu) ou voter en volant
la carte d'électeur de votre voisin (non vécu
! Bref, malgré certaines concessions, cette carte devrait devenir obligatoire dans quelques années, et chaque individu devrait à
terme avoir ses empreintes et un scan de leur iris dnas des fichiers.
Au lieu de se demander si un carte d'identité était nécessaire sur
l'ile, les Anglais auraient du se demander plutôt de manière beaucoup
plus virulante si les information biométriques contenues ne contribuent
pas encore un peu plusà la "mise en base" des individus... et combien tout ceci va couter (à ce jour, toujours pas de réponse).
Mais - comme souvent diront certains - il y a aussi là dedans des enjeux bien terre à terre, simplement économiques. La France, qui devrait sortir une carte biométrique en 2006 (batisée du doux nom d'Ines), s'appuie sur l'empreinte digitale. Selon Le Figaro, elle aurait réussi à entraîner dans
son sillage l'Italie, l'Autriche, la Suède, la Belgique, la Lettonie,
l'Espagne, la Slovaquie, la Hongrie, la Norvège, la Pologne, le
Danemark et la Lituanie. Dans l'autre camps, on retrouve les États-Unis et la Grande-Bretagne qui souhaitent utiliser l'iris de
l'œil. Doigt contre oeil, c'est aussi une histoire de sous, puisque c'est une société
américaine, Iridian, qui détient le brevet du scanner de l'iris de
l'œil, alors que le traitement informatique des
empreintes digitales est la grande spécialité du groupe français
d'électronique de défense Sagem.
A noter au passage qu'on ne parle pas de carte d'identité Européenne, autremment plus utile. Prenons mon cas par exemple : Français habitant au Royaume Uni, je ne serai pas dans les fichiers Anglais
.
Dans un traitement plus ludique, je cite aussi ci dessous un aperçu de quelques techniques supplémentaires développées par les anglo-saxons pour pouvoir fliquer sécuriser l'individu.
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