This page looks plain and unstyled because you're using a non-standard compliant browser. To see it in its best form, please upgrade to a browser that supports web standards. It's free and painless.
Bon, pour tous ceux qui ne font pas le déplacement à la montagne cette semaine, ils peuvent se rattraper dans Londres, qui dispose aussi de bonnes remontées mécaniques
UPDATE 1/04/2007:
Me voici rentré (au passage j'ai réussit a m'entailler la jambe avec le ski pendant la dernière heure. J'ai ainsi pu rencontrer la jolie docteur des Arcs 1600 et éviter de faire le menage - ben oui quoi j'avais une hémorragie - vrai de vrai !).
J'en profite pour mettre un lien avec l'article de la BBC sur le skieur de la vidéo ici.
Trains en Angleterre: le pire est devant nous !
vonric | 18 mars, 2007 21:17
Marronier britannique : la question des trains. Au risque de vous saouler (j'en ai déjà parlé ici ou là).
Grand article dans le Times de mars, illustré par une belle photo de la station de Clapham Junction où je prend mon train:
"The number of train passengers having to stand will double by 2014, with the crush delaying services, unless the Government funds a major increase in capacity, the Office of Rail Regulation said yesterday.
It added that the existing network will be unable to cope with the increase in demand and conditions will become so bad that many people will give up travelling by train.
[...]
Delays would increase and scheduled journey times would lengthen because it would take longer for passengers to get on and off overcrowded trains.
[...]
Peak fares would rise well above inflation as train companies tried to force passengers to travel at less busy times."
Le problème est que comme toujours. une franchise a été accordée à une société privée (en l'occurence SouthWest trains) sans marge de manoeuvre prévu dans le contrat. Ainsi l'organisme de régulation a calculé que le montant accordé couvrira juste les sommes nécessaires au maintient des structures actuelles. Dans le même temps le nombre de passager devrait augmenter de 70.000 à 130.000 passagers... sans aucun moyen financier prévu pour augmenter les capacités.
Bien sur on peut penserqu'en fait le gouvernement aura prévu de modifier les contrats, que les comapgnies de trains, volontairement ou forcées, effectueront les investissements nécessaire. Mais l'histoire nous force à constater que tel est loin d'être le cas.
Ainsi, suite à la politique de Ken Livingston pour forcer les usagers du métro à acheter des Oyster cards, on peut toujours observer que la plupart des usagers du métro se voient privés de la possibilité de bénéficier de ce système, et doivent payer plein pot !
La raison que m'a donné SouthWest train pour ne pas avoir implémenté le système est simple : cela n'était pas prévu dans leur contrat de franchise signé avec le gouvernement à l'époque... donc pas de nouvel investissement sans nouveau contrat.
Logique d'un société privée imparable, qui se dresse malheureusement devant le malheur de l'usager de la société !
Allez, courage, ça pourrait être pire...
Avec le New Labour, plus on en sait, moins on peut en parler
vonric | 11 mars, 2007 20:41
Comme toute mauvaise idée, celle ci démarre par les meilleurs intentions : avec la volonté de renforcer l'éthique des municipalités (local governments) le vice-premier ministre, John Prescott, a lancé en 2001 le Standards Board for England. Cette organisme est chargé de recueillir les plaintes sur les abus des conseillers municipaux. Bien sur chaque conseil possède aussi ses propres conseillers qui eux même conseillent sur la bonne marche à suivre (qui a parlé de bureaucrasse ?). En 2003-2004 le Board a reçu plus de 3500 plaintes, lancé 1105 enquêtes conduisant à 200 conseillés jugés pour mauvaise conduite.
En fait le problème s'appelle predetermination. Ce crime (sic !) correspond à la croyance du Board que les conseillers ne devraient pas être autorisés à débattre d'un sujet si leur idée est déjà faite sur celui-ci. Exemple :
des conseilles de South Cambridgeshire se sont vu indiqués qu'ils ne devaient pas discuter de l'opportunité d'un nouveau parking s'ils possédaient une voiture ;
les conseillers qui souhaitaient débattre de l'opportunité d'installer une nouvelle antenne de compagnie de téléphone portable dans la ville ne devaient pas le faire s'ils possèdent un mobile ;
John Pickersgill, un membre du Conseil de Co Durham organisa un référendun sur l'opportunité d'installer plus d'éoliennes dans le quartier qu'il représente. Ses administrés apportèrent une réponse négative, mais il ne put présenter ces conclusions devant le comité car, habitant ce même quartier, il fut déclaré qu'il avait un "prejudiciable interest".
Bref, au royaume du New Labour, le représentant du peuple peut se voir interdire de parler en son nom s'il est concerné par les sujets dont il cause. Cette conception de la démocratie est très particulière, vous en conviendrez.
Ceci dit j'ai ici une solution : je propose que les Français (peuple fort différent) décident de ce qui est bon ou pas pour le quotidien des Anglais, car on ne pourrait ici les accuser de predetermination (quoi que...).
Council Tax: ça se passe comme ça au Royaume de Blair
vonric | 04 mars, 2007 22:49
A la fin du mois d'octobre, je suis tombé (par accident, je vous jure !) sur un article du Daily Mail portant sur une réforme de impots municipaux (local tax) en Grande Bretagne:
Families who live in desirable areas face massive increases in their council tax bills under plans being drawn up by Labour, it was revealed.
Homeowners in affluent neighbourhoods with good schools, low crime rates and clean streets could be charged thousands of pounds extra than those in more run down places.
Ministers have purchased sophisticated 'Big Brother' computer systems which calculate the desirability of an area based on the quality of local services and the types of people who live there.
The software, which will be used in the forthcoming revaluation of all 21 million homes in England, contains astonishingly detailed data on the number of households, even those who have pets, wear contact lenses or are vegetarian.
It allows inspectors to put a precise value on each home, based not only by its size and features, but its location.
The move is a further blow to homeowners who are facing the prospect of being fined for refusing to let council tax inspectors come into their homes to photograph any improvements.
Campaigners have warned that bills could rise by as much as four times in areas which are deemed 'desirable' - sending some bills spiralling from £1,000 to £4,000.
The Acorn computer system uses marketing information obtained from companies, such as credit card and stores, to create a detailed analysis of individuals and their neighbourhoods based on 287 'lifestyle variables'.
This includes information on the age, sex, ethnic profile and profession of residents in different 'localities'.
Highly personalised information about what families eat, drink, and earn is also taken into account.
OH MY GOD... très très inquiétant. Décidément on est de plus en plus chez Orwell.
Chacun sait que je ne porte pas le New Labour, ni ce cher Premier Ministre en haute estime. Et à la lecture de l'article j'ai tout de suite pensé que cela me permettrait aisément de dénoncer ces manoeuvre honteuses de l'équipe Blair.
Mais on n'est jamais assez prudent. Ainsi la poursuite de l'article devait faire naître le doute (je grasse):
The Tories warned that if it was introduced in England, average bills would soar by £436 a year, with middle-class households in the South and South East worst hit.
Ce sont donc les Conservateurs qui relèvent le caractère scandaleux d'une mesure du Labour. On n'en attendrait pas moins du parti d'opposition .
Les Tories ont de bonnes raisons de souligner tout changement de calcul des impots locaux. Ils s'y sont brûlés les doigts avec leur fameuse Poll Tax, testée en Ecosse, et qui conduisit à la chute de Mrs Thatcher en 1990.
Mais une réforme des impots locaux est aussi désirable. D'une part le marché immobilier a énormément changé depuis 30 ans, date de la dernière réforme en Irlande du Nord. Ensuite le UK Valuation Office Agency (VOA) se modernise (pas trop tot diront certains) et abandonne les fiches cartonnées pour un systeme informatique plus en accord avec l'air du temps.
Les points les plus effrayant de l'article semblent par ailleurs plus anecdotiques que menaçant si l'on met en perspective certains faits: les nouvelles questions posées, qui pourraient servir à évaluer les logement, paraissent en fait être tirées du nouveau recensement prévu pour 2011. De même, s'il est vrai que la nouvelle loi autoriserait les inspecteurs du VOA à pénétrer dans chaque logement, en pratique il est fort peu probable qu'une poignée d'agents visite les millions de logements à réévaluer. Par ailleurs, il me semble bien qu'un changement de classification du logement pour les impots locaux ne peut advenir que lors de la vente de la propriété.
Mais alors, quel est le problème. Je n'aime pas du tout l'adage "il n'y a pas de fumée sans feu" (phrase qui peut vite conduire un innocent au bucher), mais il faut bien dire que les précédents du gouvernement Blair ne plaident pas en sa faveur: il s'y entend assez bien pour rouler ses citoyens dans la farine.
D'une part il faut noter que, bien que le gouvernement ne s'en défende, il n'y a aucune garantie que cette réévaluation ne soit pas étendue, plus tard, à tous le pays. Ensuite, le fait que cette réforme tend à avantager les régions historiquement acquises au Labour, à un moment où celui ci parait en grande difficulté, ne peut que renforcer la suspicion.
Cela fait déjà de nombreuses années que les Libéraux Démocrates dénoncent un système injuste, et préconisent de taxer non plus sur la valeur des propriété, mais sur la capacité de l'occupant à payer. Pour un gouvernement qui souhaiterait apporter plus de justice (et non pas simplement plus d'argent dans les caisses) à l'imposition locale, il est étonnant que cette solution ne soit pas envisagée.
Comme près de 300 000 Français (!) je vis à Londres. Parisien de naissance, j'essaye de profiter de cette double culture pour porter un oeil critique ou souligner des points sympathiques qui peuvent toucher les deux côtés de la Manche. A vous de juger ...et de commenter ;-)