La fracture sociale... britannique
vonric | 01 avril, 2007 10:33
Au royaume de Tony Blair, le Labour New Labour n'a pas vraiment tenu ses promesses en terme social... c'est le moins que l'on puisse constater à la lecture des journaux britanniques ces temps ci: pères absents, violence, drogue, arrestations, prison... le quotidien des jeunes britanniques dans certains quartiers du Royaume. Ceci alors même que c'était l'une des priorités de Blair lors de son arrivée au pouvoir (on a vu depuis ce qui s'est aussi passé avec une autre de ses priorités).
"When you live in Wythenshawe, you don't expect any better" nous dit David Williams, un jeune homme de 17 ans, qui a arrêté l'école à 14 ans, vole quand il peut et ne compte plus ses arrestations. Le Daily Telegraph nous livre une description de la situation très sombre dans un article début mars: "a breakdown in families, an absence of respect for authority, the prevalence of drugs, drunkenness, truancy, vandalism and petty criminality — are common across Britain."
Et pour tous ceux qui pensent encore que l'exemple britannique est le nec plus ultra à suivre, l'article du Telegraph International Heral Tribune nous rappelle qu'en Février, la Grande Bretagne est arrivée dernière d'un rapport de l'Unicef utilisant 40 indicateurs comme la pauvreté relative, la santé et les relations familiales, pour mesurer le bien être des enfants dans 21 pays industrialisés.
L'article souligne aussi (comme il a déjà été dit très souvent sur ce blog) l'écart le gouffre croissant entre riches et pauvres. Selon le groupe Save the Children, le Royaume Uni, quoique 4ème puissance économique du monde, détient l'un des pires taux de pauvreté des jeunes dans les pays industrialisés, avec près d'1/4 des enfants vivants dans la pauvreté et 1/10 vivant en très grande pauvreté.
Un autre article de la libre Belgique fait d'ailleurs un constat similaire :
"Voilà la face cachée du Nouveau Labour. Selon des statistiques enfouies dans les bureaux de l'administration, 1,24 million de Britanniques, âgés de 16 à 24 ans, ne font strictement rien : ils ne sont ni à l'école, ni au travail, ni dans un centre de formation professionnelle.
[...]
Il existe maintenant 1,24 million de jeunes Britanniques, âgés de 16 à 24 ans, qui ont entièrement disparu de la carte : ils ont quitté l'école, n'ont pas encore pénétré dans le secteur de l'emploi et ont tourné le dos aux programmes de formation professionnelle lancés par le gouvernement travailliste. Loin d'être en voie de disparition, cette "génération perdue", ainsi que l'appelle l'opposition conservatrice, a augmenté de 15 pc depuis 1997 et l'arrivée au pouvoir de M. Tony Blair et de son "Nouveau Labour". Cette augmentation est plus marquée encore pour les jeunes de 16 à 17 ans : ils sont estimés à 216 000 contre 170 000 il y a dix ans."
Est-ce la situation enchanteresse vers laquelle nos politiciens français souhaitent nous emmener ?
(Lire la suite de l'article)