This page looks plain and unstyled because you're using a non-standard compliant browser. To see it in its best form, please upgrade to a browser that supports web standards. It's free and painless.
Au sujet du bruit des avions et les mesures proposées par le gouvernement français
vonric | 27 janvier, 2008 16:08
Tout d'abord, il convient de rappeler les conditions environementales qui régissent les vols. J'ai trouvé certaines explications sur ce site mais je suppose qu'on peut les comprendre comme génériques pour la plupart des pays (au moins européens):
Division de l'espace aérien: au dessus de 6000m = vols aux instruments. En partie inférieure = vols à vue.
Règles en termes de minima de visibilité et de distance par rapport aux nuages: en dessous de 300m/sol ou jusqu’à 900m/mer, les vols doivent être réalisés hors des nuages et en vue du sol, la visibilité horizontale minimale étant de 1.5km. Au dessus de cette altitude, le pilote doit voler à une distance horizontale de 1500m et verticale de 300m par rapport aux nuages. La visibilité minimale est alors élevée à une distance de 5km jusqu’à 3000m/mer et à 8km au-delà. Les pilotes doivent respecter des règles et des restrictions complémentaires lorsqu’ils survolent des espaces aériens contrôlés (zones d’approche d’aéroports, couloirs aériens définis, zones interdites, etc.)
Règles en termes de distance par rapport au sol: La hauteur minimale de survol par rapport au sol est de 150m. Pour les vols à vue (VFR), la hauteur de survol minimale par rapport au sol dépend de différents facteurs, dont par exemple la densité de population, la hauteur des obstacles ou la proximité d'un aéroport. En règle générale, les agglomérations ne peuvent être survolées qu'au dessus de 300m et dans un rayon de 600m par rapport à l'obstacle le plus élevé.
Ceci étant posé, en peut mieux appréhender le renforcement des regles pour les compagnies aériennes et des indemnisations pour les riverains qu'ont détaillés mardi 4 décembre les secrétaires d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et aux Transports, Dominique Bussereau.
Le relèvement de 300 m de l'altitude des avions à l'approche des aéroports d'Ile-de-France devrait faire partie des mesures, selon Le Parisien. Cela "peut paraître peu mais le gain sonore est énorme puisqu'il divise par deux la puissance sonore émise par un avion", précise Nathalie Kosciusko-Morizet dans les colonnes du journal. La différence sera ressentie "dans un rayon de 10 à 25 kilomètres autour d'un aéroport", assure-t-elle. Les pilotes seront également invités à descendre plus en douceur sur la région parisienne. "Plus un avion se rapproche naturellement sans paliers vers sa piste, plus il économise du carburant et moins il est bruyant car il peut garder un régime moteur constant et sans à-coups", explique la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.
Une taxe de nuisance aérienne de soirée, qui viendrait s'ajouter aux taxes déjà existantes de jour et de nuit, devrait être créée. Selon Le Parisien, un airbus A340 décollant d'Orly entre 18 et 22 h devrait payer 345 euros, contre 83 aujourd'hui, et un Boeing 747, 4.392 euros (contre 1.059). Ces recettes nouvelles alimenteront les aides aux travaux d'insonorisation pour les riverains des aéroports.
Cette mesure concernera dès le début de l'année prochaine l'aéroport du Bourget, avant de s'appliquer à celui d'Orly début 2009 et enfin à Roissy en 2011, selon "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
Selon 20 minutes, l'aéroport de Londres possèderait une longueur d'avance sur CDG, puisqu'apparemment il n'y aurait "que" 16 vols de nuits sur Heathrow contre 150 sur Roissy (essentiellement du fret) et surtout, selon Philippe Houbart, vice-président du Cirena : "La vraie solution c'est d'adopter comme à
Londres des techniques de descente plus tardives, avec un angle
d'approche à 5 degrés." Il semble que ce monsieur ne soit pas au courant des luttes acharnées de l'association Hacan ClearSkies
contre les nuisances sonores dues aux avions survolant
la capitale britannique (car contrairement à Paris, ceux ci sont autorisés à survoler directement le cœur de Londres). Et ceci alors même que le gouvernement britannique vient de donner son feu vert à une troisième piste à
l'aéroport d'Heathrow, et essaye par tous les moyens d'étendre le nombre de vols de nuits.
Le discours de Tony Blair à l'UMP
vonric | 20 janvier, 2008 16:50
Le 12 janvier dernier, Tony Blair était invité devant le Conseil national de l'UMP. Comme le dit très bien
Jules (de diner's room), la comparaison n'est pas flatteuse pour le PS,
ni non plus pour l'UMP et pour le Président de la République qui l'a
suivi, et qui "paraît emprunté et boursouflé tout à la fois. Et creux, avec cela". Le thème du discours était le changement.
Celui
ci a été expliqué dans un français impeccable (franchement, une
utilisation maîtrisée d'un vocabulaire compliqué, une dextérité dont je
ne pense pas être capable en anglais !) avec calme, arguments et
conviction, non sans faire appel à de nombreuses reprises à un humour
modeste et apprécié. Comme ajoute Jules : "Lorsque le français aime l'esprit qui sait rire d'autrui, l'anglais
préfère l'humour qui sait rire de lui-même. C'est plus modeste et cela
fait naître la sympathie au lieu que de stimuler l'agressivité."
J'ai
relevé les plaisanteries de Tony Blair, que vous pouvez apprécier ci
dessous. Noter aussi l'utilisation, très à propos, de l'humour pour faire
passer le message... avec souvent une pointe de critique.
- Dès le début, après plusieurs dizaines de secondes
d'applaudissement et des "merci merci" de Tony Blair pour calmer
l'auditoire, il dit:
Merci bien, je ne suis pas habitué à ça.
- Vers 6 minutes:
"Pensez technologie...
Bien Sur, certains d'entre nous ont eu du mal a s'y faire. [silence de TB puis rires]
Il y a 6 mois je n'avais encore pas de téléphone portable. Quand
j'habitais a Downing Street j'en avais pas. J'ai eu mon premier
portable le jour de mon départ. Et tout de suite j'ai appris à texter.
J'avais décidé de m'y mettre immédiatement. J'ai donc envoyé un texto à
un ami, mais vu le piteux état de mes connaissances technologiques, je
n'avais pas réalisé que mon téléphone ne m'avait pas nommé comme
l'expéditeur du texto et j'ai reçu un texto en réponse : "pardon mais
qui êtes vous?" Je me suis dit: incroyable, j'y étais encore hier et ils m'ont déjà oublié.
Ma fille me dit que me voir taper un courrier est la
chose la plus pénible qu'elle ai jamais vu. C'est comme si un éléphant
tricotait un pullover."
- vers 12 min :
"Un autre leader dont je tairais le nom m'a dit un jour:
"Sarkozy, il est très tonic, non?" et j'ai répondu "non je n'avais pas
remarqué". Je viens de vous donner un exemple d'humour anglais. Mais
c'est certain, votre président est très énergétique,... et dans tous
les domaines."
- vers 15 min :
"C'est comme demander au reste des français d'adorer les
parisiens. Entre nosu c'est partout pareil. En Grande Bretagne c'est
comme si vous demandiez aux nordistes d'aimer les gens du Surrey."
- vers 18 min :
Je suis un politicien de centre gauche. Aux Etats Unis
je serais Démocrate, au Royaume Uni je suis travailliste, en France je
serais... [silence de TB - rires] probablement au
gouvernement... non non je plaisante je plaisante je reste avec ma
famille politique, je serais au parti socialiste mais aux cotés de ceux
qui ont à cœur de le transformer."
- vers 26 min :
Nous sommes [France et Royaume Uni] fiers de notre
histoire ; même si je vous l'accorde, nous traitons notre monarchie
différemment de la manière dont vous avez traité la votre. Mais
n'oubliez pas Nicolas, en mars prochain pendant votre visite au palais
de Buckingham, peut être certain d'entre vous, je crois que oui,
ont-ils vu le film The Queen ; il a très bien marché aux Etats Unis,
tant et si bien que souvent, quand j'y vais les gens, à qui on me
présente me disent "Oh yes, Tony Blair I did so love you in that movie"."
- vers 32 min :
"J'étais allongé sur mon lit d'hôpital quand
l'anesthésie est rentré. Il était muni d'une énorme seringue et au
moment de se baisser pour me piquer il m'a dit : Monsieur Blair, je
vais vous dire une chose, parce que je n'aurais sans doute jamais plus
l'occasion de le faire."
- vers 35 min :
"Je suis de nature optimiste. Pensez vous, avec des
médias britanniques un premier ministre est bien obligé de l'être. Et
je le suis."
- vers 36 min :
"Nous avons beaucoup à faire ensemble, la France et la
Grande Bretagne. Et qui sait si un jour nous ne partagerons pas la même
langue [rires - pause de TB] mais laquelle ? Ça c'est pour le prochain discours."
Vous pouvez regarder une partie du discours directement ici :
Avec un titre pareil, c'est sur que je vais participer au buzz
D'où nous vient l'info cette rumeur grotesque ? D'après les deux excellents blogs de Viz et Jean Véronis, la source proviendrait d'un blog d'un anonyme (enfin pas tant que ça, apparemment connu pour lancer des rumeurs et pas mal spammer le web) qui annonce que Carla Bruni serait enceinte. Il relaye aussi son info sur un blog hébergé par 20 minutes, et repris sur Google News. Il n'en faut pas plus pour que la presse trash d'Outre Manche s'empare de l'histoire, et on retrouve donc ça dans les pages du Daily Mail (deuxième plus gros tirage de cette presse de caniveau tant appréciée des anglais).
Première remarque: je m'attendais a quelques lignes (au final, il n'y a pas grand chose a dire, même celui qui a lancé la rumeur n'en écrit pas plus d'un paragraphe). Que neni: dans la presse tabloïds, une nouvelle people doit faire plusieurs page. Et moins on a a dire, plus on invente.
French president Nicolas Sarkozy's fiancee, former supermodel Carla Bruni, is pregnant with his child - less than two months after their high-profile relationship began.
Ici, pas besoin d'utiliser de conditionnel (au moins le JDD et même Romandie News qui fait ici un travail d'une hypocrisie indéniable, utilisent - abondamment - le conditionnel). Dans la presse trash anglo-saxonne, on parle au présent. On se souvient du Sun qui déclarait Brits 45 min from doom alors que le dossier initial présenté par le gouvernement était bien plus circonspect.
The news comes as Sarkozy's ex-wife Cecilia launched a blistering attack on the couple and the "slappers" that the president surrounds himself with.
En fait c'est exactement le contraire. une journaliste du Point publie ces jours ci un livre intitulé Cécilia, révélant des détails intime de sa vie avec Nicolas Sarkozy. C'est afin d'interdire sa publication que l'ancienne femme du président francais est allée en justice, mais elle s'est vu déboutée de sa demande.
Bruni's pregnancy has been confirmed by doctors in Paris, French website 20minutes.fr reported last night.
Bon, ici on en a déjà parlé plus haut, il n'y a pas plus de vrai que dans les 2 phrases précédentes. 20 Minutes est d'ailleurs obligé de se justifier ici : Nous n'avons jamais écrit que "Carla Bruni serait enceinte". Comme le fait remarquer Versac, il serait déjà bon, afin d'éviter la confusion entre 20 Minutes et les blogs hébergés, que ceux ci n'apparaissent plus dans Google News.
Reporter Allain Jules said he received the information from a source at the American Hospital in the Paris suburb of Neuilly, where Bruni had been last week for a scan.
Ici c'est même très fort: comme dit Viz, le Daily Mail confond un blogger mytomane et antisémite avec un journaliste de 20 Minutes. Bah, vu d'un tabloïd d'Albion, la différence ne doit pas se voir.
Je vous passe le reste, on nous refait l'historique de la rencontre, du voyage en Egypte, de la supposée jalousie de Cécilia (ou bien sur les passages du livre deviennent : Cécilia déclare) etc... avec force détails inventés modifiés.
Je suis en fait étonné que le quotidien britannique ne se soit pas saisi du même coup de la rumeur concomitante lancée par Guy Birenbaum, blogger aujourd'hui publiant officiellement sur le site créé à l'initiative du Monde : Le Post.
Je pose la question : Où sont les journalistes en 2008 ? Sur les blogs ?
Retour de weekend à Prague
vonric | 06 janvier, 2008 13:05
Au passage j'avais comme idée de m'acheter une écharpe, peut être un pull. Visite de la vieille ville, un oeil éveillé pour repérer une boutique de fringues. Des magasins, j'en ai vu : Zara, Hugo Boss, H&M, C&A, Debenhams (je ne savais pas qu'il y en avait hors UK), Esprit, Mango, Marks&Spencer...et? Rien d'autres (hormis les tourist shops, ah et un supermarché Tesco !). Je n'ai trouvé aucun magasin "local" dans le centre ! Au niveau des prix : les mêmes qu'à Londres: une écharpe en Cashmere à 3000 Czk (£80). Bon donc j'irai tranquillement faire les boutiques ailleurs.
Je rappelle que le salaire moyen en République Tchèque est de £6000/an contre £24.000/an pour l'Anglais moyen. A côté de la boutique vendant l'écharpe, un restaurant propose un menu à 200 Czk ; soit 1/15 du morceau de tissu. Question : qui achète ça ? A la faveur des changements engagés il y a près de 20 ans, j'ai peur que les marques occidentales se soient ruées vers ces pays en se destinant aux touristes et aux "opportunistes" de la chute des anciens régimes communistes, laissant les 90% restant de la population de côté. Jusqu'au jour ou celle ci pourrait bien se rebeller face à ces tentations qu'on lui agite maintenant sur le devant du nez, mais bien loin de ses moyens financiers, comme pour lui rappeler ce qu'elle ne peut pas s'offrir... Et les efforts encore à consentir.
Comme près de 300 000 Français (!) je vis à Londres. Parisien de naissance, j'essaye de profiter de cette double culture pour porter un oeil critique ou souligner des points sympathiques qui peuvent toucher les deux côtés de la Manche. A vous de juger ...et de commenter ;-)