Les banques se foutent de nous (on s'en doutait)
vonric | 27 septembre, 2009 12:15
En lisant des blogs cette semaine je suis d'abord tombé sur cette histoire de bonus-malus des traders (dont je parlais ici).
Il faut lire l'article du blog Les Mots Ont Un Sens qui écrit notamment:
"Les sénateurs ont voulu en savoir plus sur le système. Ils n'auront
certainement pas été déçus. Finalement, si les bonus seront bien versés
en deux ou trois fois (sur deux ou trois ans), "ce qui est versé la première année ne peut pas être repris"
a déclaré Baudoin Prot, devant une assemblée médusée, qui reposera la
question à plusieurs reprises. A chaque fois la même réponse : "ce serait extraordinairement complexe en droit du travail français d'aller reprendre du salaire". Exit le malus, donc... il ne s'agira que d'adapter le bonus aux performances du trader. Ce qui existe déjà, en fait.
Et concernant les méthodes d'évaluation, qui devaient être
individuelles, étalées dans le temps et fonction des risques ? Rien,
nada, walou... "Nous n'avons aucunement les moyens de suivre sur
trois ans les opérations individuelles d'un trader. C'est
économiquement et comptablement totalement impossible" a affirmé Baudoin Prot, un brin nerveux. Interloqué, Jean Arthuis, président de la commission, insiste : Mais alors, "comment moduler la rémunération des traders sans suivre les contrats de chacun d'entre eux ?". Réponse sans appel : "La
rémunération variable de chaque opérateur de marché est décidée par la
hiérarchie en fonction des performances appréciées globalement. Ce
n'est pas une formule mathématique". Traduction : les traders font ce qu'ils veulent, nous les rémunérons comme nous voulons, et bonjour chez vous.
Si on s'en doutait un peu, ça va mieux en le disant. Et dire
que ce système des bonus-malus sera la principale mesure décidée au
G20... ça laisse rêveur."
On rapprochera cela du billet de Némo ici qui commence fort (et reprend un trait de politique de j'évoquais déjà ici):
"Voici désormais une technique de communication éculée du
gouvernement et de Nicolas Sarkozy en particulier qui pour donner
l'illusion de l'action, focalise l'attention de l'opinion publique sur
un élément précis qui fera l'objet d'une mesure, d'une loi ou d'un
décret."
Bon, et puis on s'en doutait mais ça va mieux en le disant, les banques se sucrent sur le dos des particuliers (et les banques françaises 50% de plus que les banques anglaises) pour pouvoir jouer tranquille surles marchés... d'où vient la crise actuelle: à lire sur les Coulisses de Bruxelles.
A part ça, j'apprends via StF & Nat in London (pas encore vu avec mes yeux) que le plan du métro de Londres serait simplifié: plus de mention de la Tamise ni des zones. Et je me suis souvenu de cet excellent article du blog d'un journaliste de la BBC qui comparait les différentes cartes de metro dans le monde, notant que la présence d'un fleuve était souvent un repère précieux (à l'époque je n'avais pas suivit le lien avec le site de la BBC qui mentionait le changement des cartes du métro).
Dis moi ce que tu manges
vonric | 20 septembre, 2009 11:06
Pas trop le temps ce matin de me plonger dans la rédaction d'un billet forcement compliqué sur les tenants et aboutissants de la comparaison des prix de la pinte de bière entre Paris et Londres (je note seulement que la pinte de Guiness est à £3.50 au Cross Keys dans la City à Londres et que le 25cl de Kro est à €4.00 au Triadou Bd Haussmann à Paris !).
Je signale donc un bon article de Nemo sur l'Anglais et l'alimentation. Quelques commentaires toutefois (lecture de l'article conseillée avant, donc):
- Il n'y a pas que les Anglais qui avalent uniquement "a slice of toast" (qui porte le nom de tranche de pain de mie-confiture en France). Je connais nombre de parisiens qui se contentent d'avaler un café avant de sauter dans le métro.
- En ce qui concerne la pause déjeuner, il faut noter que nombre d'entreprises britanniques ne disposent pas de cantine (alors que c'est très répendu en France). D'où le recourt au menu sandwich. Pour avoir travailler dans une très grande boite anglaise, avec un cantine Sodexo, je peux vous dire qu'elle était pleine à midi.
- En ce qui concerne la préparation sur place du sandwich, oui, à défaut d'un bon plat, l'anglais souhaite faire preuve de goût culinaire dans le choix des ingrédients de son sandwich. Perso je n'ai jamais compris pourquoi on ne pouvait pas commander un jambon-beurre comme partout ailleurs. Ça a du être invente par des filles qui veulent toujours une pizza avec moins-de-pâte-moins-de-tomate-sans-champignons-pas-de-fromages-s'il-vous-plaît. Bref bientôt il faudra que tu mette aussi toi même les aliments dans le sandwich (en France on appelle ça un buffet) et ça sera encore plus cher !
Ceci dit il faut noter que pour celui qui veut manger correctement ici, l'île s'est transformée en 10 ans. Je trouve facilement de la pâte à tarte pré-roulée et des yaourts Danone au supermarché du coin.
Reste qu'il ne faut pas bouder son plaisir : même pour un de mes amis français dont l'art de la cuisine doit aller au moins jusqu'à l'ouverture d'une boite de Pringles, il garde un présupposé favorable de bon-connaisseur-du-goût auprès de la gente féminine anglaise. Moi je suis passé au rang de virtuose des fourneaux parce que j'ai fait un jour une quiche. Et il ne faut pas toujours dénigrer les clichés
A voir aussi : Rue89 présente la liste des huit meilleurs plats français selon les Anglais ici.
TAG: Dis moi comment tu lis
vonric | 13 septembre, 2009 13:18
Une fois n'est pas coutume (d'ailleurs c'est la première fois) je vais répondre à un tag. Normalement je devrais dire merci à Risette et lui envoyer plein d'amour pour avoir pensé à moi, mais comme elle ajoute en commentaire: "en général on déteste ça !", je ne dirai rien et prouverai mon infini dévouement et ma profonde gentillesse en répondant sans dire "Pff c’est pénible les gens qui taguent !".
1 - Plutôt corné ou marque page ?
Corné? Argggghhhhhhhhhhhhhh! (bon mais alors seulement quand vraiment je n'ai aucun marque page/bout de papier sous la main)
2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, des BD (ça compte aussi?)
3 – Lis-tu dans ton bain ?
Petits coquins vous aimeriez bien savoir ce que je fais dans mon bain ?
4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Oui... mais comme je suis fainéant, j'ai calculé l'effort... et ça m'a épuisé.
5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Pourquoi pas... dans ce cas c'est souvent plus facile de rentrer dans le 2e tome, on est en paysage connu.
6 – As-tu un livre culte ?
Non (et puis c'est tout!).
7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?
Oui une fois seulement, Petite.
8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?
cf 6
9 – Comment choisis-tu tes livres ?
Par auteur, mais aussi parce qu'on en parle (j'ai bien envie de lire Alias Caracalla par exemple)
10 – Aimes-tu relire ?
cf 6
11 – Une lecture inavouable ?
Comprends pas la question. Faut que je demande a Elle si c'est sexuel...
12 – Des endroits préférés pour lire ?
Les transports... et au fond de mon lit.
13 – Un livre idéal serait pour toi ?
le prochain peut être (je sais celle là est facile
)
14- Lire et manger ?
Non, ça fait des miettes
15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?
Chut!
16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?
Aie... je me force... ça traine (parfois des années à côté du lit)...
17 – As-tu un livre culte ?
Oui et non. J'aime certains auteurs plus que d'autres dira-t'on. Modiano en est un. Mais je dois dire que comme des millions je me suis bien diverti sur Harry Potter.
18 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?
"Les regrets ne sont que des illusions" (c'est du Claude Sautet).
19 – Ton livre de chevet tout de suite ?
Il y en a 3: PMF de Lacouture (j'arriverais bien à le finir... encore 700 pages!), Voyage au bout de la nuit de Céline (après 3 ans à traîner, dois-je laisser tomber ?), World without end de Follett (c'est pour me reposer des deux autres).
Et comme il parait qu'il faut partager les bonnes choses, je fais circuler à sapq, fanette, jeanne (si elle ne l'a pas déjà ), gautier, et Nemo.
Un weekend comme les autres à Londres
vonric | 11 septembre, 2009 15:26
Voici un aperçu du WE à Londres : Seule la Piccadilly line fonctionne normalement ce week-end. Bon, je crois que je vais rester chez moi... ça tombe bien j'ai plein de boulot en retard !
Overdose
vonric | 10 septembre, 2009 14:07
Je reviens juste de Paris (c'est un message pour Jeanne
) et je retrouve le calme. Ouf, vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait: ce matin, en écoutant BBC4, je me suis aperçu qu'il se passait des trucs autres que la grippe A dans le monde. Pendant 2 semaines, j'ai été biberonné radio-télé-journaux au virus H1N1. A ce rythme s'il n'a pas atteint mon organisme c'est avant tout un miracle si mon cerveau s'en sort sans dommages !
Rien que les 3 derniers jours avant mon évasion vers Albion, la première émission de Demorand sur France 5 (dimanche 6) invitait Roselyne Bachelot ; mercredi 9 une journaliste stagiaire du Figaro raconte en une page pleine son calvaire de malade (on l'évitait sur le trottoir, on a désinfecté ses stylos...etc). Des classes ont déjà été fermées. La pandémie (ce mot fait tout de suite penser à la peste, au cholera...) est aux portes des français. Mais le gouvernement est là, ma'ame Bachelot veille sur vous, pas d'inquiétude, endormez vous tranquille. Pour un peu on en oublierait presque la crise financière. Et si on pouvait aussi éviter de trop réfléchir sur l'impôt écolo (aussi doucement nommé taxe carbone dans les médias) le gouvernement serait aux anges.
OK, ça coûte 1.5 (milliard... c'est la nouvelle unité post-crise bancaire, on compte uniquement en milliards d'euros). Mais au moins la France (qui a déjà 15 morts, oui vous avez bien entendu, 15 ! c'est ENOOOORME !) ne fera pas parti de ces irresponsables britanniques qui n'ont commandé que 21% de doses de vaccin par rapport à leur population (contre 75% en France).
Ah oui, au fait, on apprend aussi que des inondations ont fait 32 morts en Turquie, 400 000 habitants affectés en Inde, autour de Calcutta, 600 000 personnes affectées en Afrique de l'Ouest et 159 morts; pour ces dernier la croix rouge a débloqué 1 million de dollars... soit une cacahouète en devise post-crise bancaire !