Impossible de louer à Paris
vonric | 01 août, 2010 14:57
Ça doit bien faire 10 ans que je le dis: si je devais revenir a Paris je ne pourrais jamais louer un appartement. Habitant a Londres depuis plus de 10 ans, j'ai acheté il y a (déja) longtemps un logement. La hausse de l'immobilier aidant (et quelques travaux), on doit ete autour d'1/2 million d'euros. A cela s'ajoute un autre appart adjacent que je loue avec une valeur équivalente. Bon donc j'ai des locataires, je suis propriétaire d'un bien avec une valeur appréciable si je devais le vendre demain. Par ailleurs, par rapport a mes dépenses je ne me plains pas sur mes revenus mensuels (attention, j'aimerais bien sur avoir plus, comme tout le monde... allez 5 fois plus et je ne dis plus rien
).
Mais voila, le problème c'est que je suis freelance ; contractor (comme disent les anglophones). Pas de CDI. Pas de garant qui gagne plein de sous-sous pour me prendre sous son aile. Ça veut dire: "persona non grata" pour la location parisienne. J'ai le choix entre acheter directement (avec un prêt auprès d'une banque anglaise, car bien sur même problème pour une banque française : je ne suis pas en CDI, donc pas sérieux)ou aller frapper a la porte d'Emmaüs. Ah si, il y a une autre solution: faire des faux bulletins de salaire.
C'est ce qu'expliquait le mois dernier un article du Monde:
"Pierre, 30 ans, est architecte free-lance. Sa compagne est journaliste pigiste. A eux deux, ils gagnent 5 600 euros nets par mois, et cherchent à emménager dans un trois-pièces parisien pour un loyer de 1 300 euros. Deux mois et une cinquantaine de visites plus tard, leur dossier est toujours rejeté, malgré deux très bons garants. "Les propriétaires et agences nous ont tous dit clairement que notre situation n'était pas assez stable, qu'ils voulaient des locataires dont les revenus soient équivalents à quatre fois le montant du loyer, ce qui était pourtant notre cas. Une hérésie !" Le couple a alors décidé d'arranger la réalité : "Nous avons retouché sur Photoshop les fiches de paie de mon amie, nous avons également réalisé de faux certificats de travail pour nous deux. Nous avons trouvé l'appartement quasiment immédiatement…"
Dans les grandes villes, et plus particulièrement à Paris, la falsification des dossiers de location est en passe de devenir un sport, sinon une obligation. Selon l'Association pour l'accès aux garanties locatives (APAGL), 55 à 60 % de la population ne remplit plus les critères pour accéder à un logement locatif. Comprendre, être en CDI hors période d'essai, et avec un salaire de trois à quatre fois supérieur au bien recherché. Alors on triche, plus ou moins. Avec un bon logiciel de retouche, un CDD se transforme en CDI, un salaire est gonflé de 500 à 1 000 euros, la période d'essai est terminée depuis bien longtemps. Une inscription à la fac, ou une fausse carte, et le salarié débutant redevient étudiant. Le célibataire invente un faux couple pour obtenir un logement auquel il ne pourrait prétendre seul avec les critères en vigueur, alors qu'il a tout à fait les moyens de le payer."
Et le problème est (qui a dit: comme souvent) renforcé par la loi (le remède exacerbe la maladie):
"Autre problème, des lois votées pour aider les locataires se traduisent par des effets secondaires inattendus. Ainsi, l'abaissement de deux à un mois de caution a eu "un impact évident sur les exigences de revenus" pour Gilles Ricour de Bourgies. Pas question de laisser son logement à un locataire qui pourrait l'abîmer, et dont la caution serait bien insuffisante pour couvrir les frais de travaux, d'autant plus que la loi rend difficile l'expulsion d'un locataire indélicat. Pour de nombreux propriétaires, l'impossibilité de congédier un mauvais payeur est la cause principale de leurs exigences et des dossiers de candidature de plus en plus fournis.
Mais c'est la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion de mars 2009, dite loi Boutin, qui a créé le plus de dommages. L'une de ses grandes mesures était pourtant louable : interdire à un bailleur de cumuler une "garantie loyers impayés" avec la demande d'un garant. Ainsi, les salariés ne disposant pas d'un garant avec des hauts revenus ne se verraient plus rejeter leur dossier. C'était sans compter un effet pervers. Les assurances étant seules aux commandes, elles ont rejeté les dossiers ne rentrant pas dans la case "CDI hors période d'essai", la catégorie de salariés la moins "risquée", alors que les garants existent justement pour aider les dossiers plus faibles."
A trop protéger le locataire, on a créé l'effet inverse. Pour mon cas, mes locataires sont : une jeune prof de musique et son copain qui finit sa thèse, pour un loyer de 1300 euros. Selon les critères français, ils n'auraient eu aucune chance: il leur fallait gagner 5000 euros et de très bons garants. Ils sont adorables et payent sans problèmes depuis 2 ans (bon, ils pourraient tout de même faire un petit effort d'entretiens du jardin
).
Lorsqu'un grand quotidien francais devient l'organe de communication du gouvernement
vonric | 25 juillet, 2010 14:37
Je jette régulièrement un coup d'œil sur la presse française via mon interface Netvibes (ou l'écran d'accueil de Yahoo.fr). Et je dois dire que je suis effaré par le traitement réservé à l'affaire Woerth-Bettencourt dans le Figaro.
En milieu de semaine, je vois un titre à la Une du flux RSS de chaque quotidien:
Pour le Figaro: Claire Thibout a reçu 400.000 €
Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt qui a évoqué un éventuel financement politique illégal, a reçu 400.000 euros de sa fille, Françoise Meyers-Bettencourt, lors de son licenciement par la milliardaire en 2008, a-t-on appris auprès de son avocat confirmant une information du Canard enchaîné.
Pour le Monde: Claire Thibout maintient ses accusations devant la juge Prévost-Desprez
Selon les informations du Monde, Florence Woerth, l'épouse du ministre du travail, est entendue depuis ce matin par la brigade financière, dans le volet "trafic d'influence" lié à l'affaire Bettencourt. Le dossier judiciaire devient désormais explosif, avec l'initiative prise par Isabelle Prévost-Desprez, juge à Nanterre, de marcher dans les traces de Philippe Courroye, son collègue du parquet.
Cette impression de biais (on cherche clairement à décrédibiliser le témoin au Figaro) se retrouve lorsque je cherche le mot Bettencourt sur le site des deux quotidiens et affiche une série de titres. Je vous laisse regarder (cliquez sur les images pour afficher en grand):
Le Monde:
Le Figaro:
Certes les articles sont nuancés, explicatifs. Mais je me rappelle aussi avoir entendu, dans d'autres affaires, que les titres étaient choisis non pas par le journaliste qui fait l'enquête et l'article, mais souvent par le rédacteur en chef, voir la direction de la rédaction.
C'est tellement gros que ça commence à faire des vagues au Figaro même d'ailleurs, comme @si s'en fait écho:
Le 9 juillet dernier, le quotidien consacrait
sa Une à la deuxième audition de Claire Thibout au cours de laquelle
l'ex-comptable de Bettencourt était soi-disant revenue sur une partie de
ses déclarations en dénonçant la romance de Mediapart. Après coup, on
avait appris que l'Elysée avait facilité la fuite du PV en donnant à la
presse des extraits tronqués, l'ex-comptable maintenant l'essentiel de
ses accusations. Manifestement, la société des journalistes du Figaro
n'a pas apprécié le choix du directeur de la rédaction, Etienne
Mougeotte, d'avoir participé à cette opération de com' de l'Elysée.
Dans un communiqué cinglant, repris par Le Canard enchaîné du 21 juillet, la SDJ dénonce "un PV tronqué, assorti d'un article non signé, qui participait à l'évidence de la stratégie de communication de l'Elysée". Mougeotte est directement mis en cause :
"Il a publié des accusations sans les avoir vérifiées. Il a orienté le
témoignage de l'ancienne comptable pour lui faire dire autre chose que
ce qu'elle voulait dire". Par ailleurs, la SDJ regrette que les journalistes en charge du dossier n'aient "pas été avertis du scoop sur lequel la direction venait de mettre la main".
Les grands quotidiens britanniques ont eu aussi des biais et des opinions. Le Guardian est classé à gauche, tendance Labour, The Independent est plutot fan des Libdems et le Daily Telegraph est bien connu pour être LE quotidien conservateur. C'est ce dernier qui a révélé l'affaire des notes de frais abusives des parlementaires britanniques. Et il a pris tout le monde dans le pot de confiture, à gauche comme à droite les fautifs ont été nommés dans les pages du journal et les titres étaient sans équivoque : tout le monde est mouillé. L'idée que le journal "Conservateur" eut omis les noms des parlementaires Conservateurs fautifs pour faire plaisir au parti de droite en campagne semble tout simplement inimaginable ici.
Le n'importe quoi n'est pas un argument
vonric | 04 juillet, 2010 13:56
Cela fait la deuxième fois cette année que la conversation dégénère entre amis (euh, relativisons, nous ne sommes pas fâchés
.. je crois :-p ). Si j'admets la contradiction et apprécie d'ailleurs d'entendre des opinions diverses (même si bien sur j'aime encore plus avoir raison!) je supporte de moins en moins que l'on dise n'importe quoi pour contrer un argument que je voudrais de construit.
J'espère montrer sur ce blog que je pèse mes propos. J'essaye toujours d'agrémenter mes billets de liens qui permettent au lecteur de ne pas me croire sur parole, et de vérifier lui même les chiffres ou explications que je donne (ce qui prends du temps, croyez moi...).
Par exemple, parlant des conséquences de la privatisation des train
s britanniques (sujet que j'ai déjà abordé à de nombreuses reprises ici, et pour lequel j'ai tout de même fait quelques recherches, histoire de justifier mes propos), un ami me dit tout de vrac:
"...mais pas du tout, chaque ligne fait passer plusieurs trains (comme les aéroports reçoivent plusieurs compagnies aériennes), et que si une compagnie fait faillite, aucun problème il suffit d'en prendre une autre, c'est le grand avantage du système privé."
Ici j'ai eu du mal: pure connerie ? argumentaire fallacieux ? non sens total ? Que dire... d'abord il suffit de regarder une carte des chemins de fer pour s'apercevoir que hormis les grandes destinations (genre Londres-Brighton, Londres-Cambridge) une seule compagnie dessert la plupart du temps les gare intermédiaires. Il n'y a aucune compétition, c'est un monopole. Ce n'est pas le cas des aéroports. Et je n'assène pas du bullshit comme disent les anglais, parce que moi je vérifie (par exemple ici) et vous montre la source, ce que vous pouvez constater en cliquant sur la carte ci contre et voir comment aller en Cornouailles sans Virgin train.
Bien sur on préférera lancer son argument sans jamais avoir regardé une carte des chemins de fer. Ah j'oubliais: cet ami habite dans le centre, préfère se déplacer à pied et éviter les transports en commun et n'a jamais écrit une ligne sur la privatisation des trains britanniques... forcément il s'y connaît bien mieux ! (je sais c'est facile, mais ca fait du bien de le dire
)
Bien sur on peut argumenter que la privatisation peut être bénéfique. Reconnaître qu'il y a des plus et des moins, que sur certaines lignes et pour les grandes destinations (Birmingham, Manchester...) cela peut permettre (peut être) d'améliorer le service. Mais encore faut-il savoir de quoi l'on parle pour argumenter de la sorte...
Deuxième "brouille" il y a quelques mois au détour d'une conversation:
"- ... de toute façon il y a trop de fonctionnaires en France... il n'y a qu'à voir les profs qui ne foutent rien. Le système est complétement inefficace et coûte trop cher.
- Il y a trop de prof qui ne foutent rien? C'est n'importe quoi...
- Pas du tout. L'Education Nationale française est le plus grand employeur du monde, c'est bien la preuve. Tiens d'ailleurs je regarde sur Google via mon Blackberry: voila, c'est tout vu, j'ai raison !"
Que dire ? Non je ne me suis pas précipité sur Internet pour vérifier, et surtout dire qu'additionner choux et carottes ne menait pas a grand chose. On a repris une biere et on est passé à autre chose. Je suis resté frustré. Frustré de ne pas avoir dit plus fort que c'est n'importe quoi, mais frustré aussi de penser que je ne me voyais pas passer une soirée de vacances à m'engueuler avec un pote sur ce sujet.
Seulement voila, il faut le dire, c'est du grand n'importe quoi: d'abord la requête Google ne parle clairement pas de l'Éducation Nationale. Les plus grands employeurs du monde sont:
- Armée chinoise (~ 2.3 millions) - Public
- Administration américaine (~ 2 millions employés) - Public
- Wall-Mart
(1.8 millions) - Privé
- Chemins de fer indiens (1.5 millions)
- NHS
britannique (santé ) (1.3 millions) - Public
- ... etc
L'Education Nationale française arrive après tout cela avec 1 millions (chiffres officiels ici).
Ensuite comment comparer un système d'éducation centralisé français, avec par exemple un système privé comme aux Etats Unis mais recevant des financements des états fédéraux. Ou avec le système britannique par exemple qui rassemble un réseau de public schools (comme son nom ne l'indique pas, écoles privée) à coté des écoles d'Etat ? Où les écoles privées ou semi privées et autonomes reçoivent chaque année d'important financements publics ? Où les droits Universitaires anglais sont de £3000 par an (les fameux tuition fees) contre 300 euro en France ? (et qui pose ainsi le problème de l'égalité devant l'enseignement).
Comparons les budgets de l'éducation:
- UK = 27.7 milliards d'euros de l'Etat + 52.3 milliards au niveau local = 79.9 milliards de Sterling (~96 milliards d'euros) (2009)
- France = 59,9 milliards d'euros de l'Etat (2009) + ~ 20% (12 milliard) des collectivités locales = 72 milliards d'euros (mais certains sites parlent de plus de 100 milliards)
Autres comparaisons:
Bien sur on pourrait débattre
- de la qualité de l'enseignement (bizarrement tous les Français que je connais à Londres parlent soit de déménager pour se rapprocher du Lycée français, soit d'une bonne école privée ou carrément de retourner en France);
- du besoin de financement (La part des dépenses d’éducation place la France un peu au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, en raison notamment d’une durée d’études particulièrement longue. Le coût d’un élève se situerait en dessous de la moyenne dans l’enseignement élémentaire, supérieur dans l’enseignement secondaire et très inférieur au niveau supérieur: France 11k$, Etats Unis 25k$!).
- de la répartition public/privé, et des coûts supportés par les ménages.
- des performances du système (e les outils de comparaisons internationales ont-elles un sens au niveau des performances ?).
Mais apparemment il est plus facile de dire que il y a trop de profs, qu'ils sont tout le temps en vacances et se roulent les pousses et qu'on devrait privatiser tout cela et arreter de payer avec les impots ces fainéants ! Et on sait encore plus de quoi l'on parle lorsqu'on est célibataire sans enfants et n'ayant fait aucune recherche la dessus (je sais c'est facile, mais ça fait du bien de le dire
).
Guillon et Porte virés
vonric | 23 juin, 2010 21:30
Exceptionnellement je fais un billet le mercredi. Rassurez vous cela ne va sûrement pas devenir une habitude. Bon en substance, j'apprends que les 5 minutes d'humour de 7h55 entre chronique économique, journal, édito politique et point trafic, sont supprimées. Il ne faut pas mélanger infos et clowns, l'auditeur de France Inter veut uniquement du sérieux le matin, a déclaré en substance Philippe Val, qui officiait pour la chronique humoristique du vendredi matin sur la même radio il y a 1 an. Comme quoi dès qu'on devient directeur et nommé par Sarkozy, on voit les choses différemment (PS: moi aussi je suis prêt à voir les choses différemment - il faut savoir s'adapter, on m'appelle le caméléon - si vous me trouvez un poste de directeur quelque part s'iou plaît m'sieur le président). Donc exit les chroniques de Stéphane Guillon, François Morel (qui fera sa dernière ce vendredi) RECTIFICATION: Morel fait avec talent les cartes postales de l'été, et Didier Porte. Ce dernier est d'ailleurs aussi viré de l'émission Le Fou du Roi de Stéphane Berne qui l'aurait appris pendant son émission d'ailleurs.
Donc vous trouverez ici les deux dernières chroniques de Guillon (qui a fait ses adieux en 2 temps) et l'annonce de Porte en fin de chronique. Moi ils me faisaient bien rire et j'avais pris l'habitude d'emporter leurs podcast de la semaine pour les écouter dans l'avion.
Aussi dans l'article de Libé.
MISE A JOUR 24/06: Hees en 2009 face aux deputés : "Je ne mettrai pas Guillon à la porte" (Mediapart) via @si. Comme quoi les promesses n'engagent que ceux qui les croient !
MISE A JOUR 25/06: Même François Morel (par ailleurs loué par l'émission Le Masque et la Plume dimanche dernier pour son spectacle a paris - dommage que je ne puisse pas y aller) s'y est mis, commençant sa chronique par: quel bordel les ami, quel bordel !Le moins que l'on puisse dire est qu'il est très très mécontent et tacle abondamment Jean Luc Hees (l'arrogance dont tu faisais preuve vendredi midi vis à vis de Stéphane Bern en balanyant sa réaction plutot digne [...] je ne m'appelle pas Anelka et ne t'inviterai donc pas à pratiquer la sodomie passive. [...] le mépris n'est jamais une bonne méthode de gouvernance).
MISE A JOUR 25/06: (Décidément) Didier Porte vient d'être recruté par @si. Sa nouvelle chronique (audio, d'une durée de quatre à cinq minutes environ)
sera mise en ligne chaque jeudi. A 7 heures 53, meilleure heure pour
l'humour, comme chacun sait. Et ça commence jeudi prochain.
Je travaille 15h par jour
vonric | 30 mai, 2010 08:05
J'ai encore entendu cela la semaine dernière: "ça fait des mois que je travaille 15h par jour". Une pure
connerie ! Je classe immédiatement quelqu'un qui me dit cela dans la catégorie: affabulateur arrogant. Une insulte pour toute personne travaillant moins qui peut se considérer immédiatement comme fainéante et ne se donnant pas à fond dans son travail.
Tout d'abord c'est plus ou moins ce
que j'ai fait pendant les 4 premiers jours de la semaine: en travaillant 8h
ici, puis suivant un autre boulot là. Couché à 2-3h du matin, levé à
7h30. Conclusion: perte d'attention, difficultés de concentration, etc.
Oui bien évidemment il existe quelques énergumènes que 4 heures de
sommeil suffisent amplement. On m'en à parlé, je n'en ai jamais, je dis
jamais rencontré (il parait que Chirac en était un).
Mais en fait le problème est peut être la définition du mot travail pour ceux ci : oui, si je compte le petit dej à l'hôtel avec un collègue, le transport avec
celui ci (car oui, on peut faire des commentaires de boulot dans le métro), le
déjeuner avec des membres de l'équipe, la navigation sur Internet ou le
feuilletage de journaux (être "au courant" fait aussi parti de mon
travail), et même le trajet en taxi (soit accompagné, il arrive de
parler boulot, soit comme ce soir - on est jeudi - tout seul mais en rédigeant ce message
sur mon Blackberry)... En fait en décomptant la douche et les toilettes ça doit bien faire 20h de
boulot (ah oui parfois avant de dormir j'y pense, peut être faudrait-il
le décompter? Et si j'en rêve, ça fait du 24/24?).
Ce midi j'ai avalé
1 aspirine pour atténuer un mal de tête lancinant. J'ai expédié les
affaires courantes au travail, pas la tête à se pencher dans un dossier.
J'ai de nouveau mal à la tête et mal au ventre maintenant. Le taxi était en retard, je suis énervé !
PS: évidemment, je zappe femme et enfants, faut pas déconner tout de même, si en plus faut s'occuper des choses accessoires.