L'alcool interdit dans le Tube
vonric | 22 juin, 2008 13:01
Boris Johnson l'avait annoncé en étant élu maire de Londres en mai:
"I firmly believe that if we drive out so-called minor crime
then we will be able to get a firm grip on more serious crime.
That's why from 1 June the drinking of alcohol will be banned from the tube,
tram, bus, and Docklands Light Railway."
Donc depuis samedi 1er juin zéro heure, il est strictement interdit de boire de l’alcool dans les transports en communs londoniens (et c'est aussi valable pour les bouteilles d’alcools ouvertes).
Comme le disait risette sur son blog, que vont donc devenir les vendredi et samedi soir anglais sans pouvoir épancher sans modération sa soif jusqu'au train du retour ? "Est-ce qu’on se sentira toujours à Londres s’il n’y a pas de jolies anglaises vomissant dans le train ?"
Pour un dernier barout d'honneur semblait-il, des Anglais avaient convoqués les ivrognes joyeux festoyeurs pour une soirée de beuverie dans le métro jusqu'à la dernière minute. Pour voir des vidéos, rendez-vous chez Willy.
Bon au final ca donne quoi ? Pas grand chose en fait comme j'ai pu le constater il y a 15 jours (photo avec mon portable, j'ai fléché les hamburger et la bière).
Et puis de toute façon il faudrait aussi bannir la nourriture, parce que les Big Mac à minuit dans le train en essuyant les doigts gras sur les sièges... beeeeeeurk
Au sujet du bruit des avions et les mesures proposées par le gouvernement français
vonric | 27 janvier, 2008 16:08
Tout d'abord, il convient de rappeler les conditions environementales qui régissent les vols. J'ai trouvé certaines explications sur ce site mais je suppose qu'on peut les comprendre comme génériques pour la plupart des pays (au moins européens):
- Division de l'espace aérien: au dessus de 6000m = vols aux instruments. En partie inférieure = vols à vue.
- Règles en termes de minima de visibilité et de distance par rapport aux nuages: en dessous de 300m/sol ou jusqu’à 900m/mer, les vols doivent être réalisés hors des nuages et en vue du sol, la visibilité horizontale minimale étant de 1.5km. Au dessus de cette altitude, le pilote doit voler à une distance horizontale de 1500m et verticale de 300m par rapport aux nuages. La visibilité minimale est alors élevée à une distance de 5km jusqu’à 3000m/mer et à 8km au-delà. Les pilotes doivent respecter des règles et des restrictions complémentaires lorsqu’ils survolent des espaces aériens contrôlés (zones d’approche d’aéroports, couloirs aériens définis, zones interdites, etc.)
- Règles en termes de distance par rapport au sol: La hauteur minimale de survol par rapport au sol est de 150m. Pour les vols à vue (VFR), la hauteur de survol minimale par rapport au sol dépend de différents facteurs, dont par exemple la densité de population, la hauteur des obstacles ou la proximité d'un aéroport. En règle générale, les agglomérations ne peuvent être survolées qu'au dessus de 300m et dans un rayon de 600m par rapport à l'obstacle le plus élevé.
Ceci étant posé, en peut mieux appréhender le renforcement des regles pour les compagnies aériennes et des indemnisations pour les riverains qu'ont détaillés mardi 4 décembre les secrétaires d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et aux Transports, Dominique Bussereau.
- Le relèvement de 300 m de l'altitude des avions à l'approche des aéroports d'Ile-de-France devrait faire partie des mesures, selon Le Parisien. Cela "peut paraître peu mais le gain sonore est énorme puisqu'il divise par deux la puissance sonore émise par un avion", précise Nathalie Kosciusko-Morizet dans les colonnes du journal. La différence sera ressentie "dans un rayon de 10 à 25 kilomètres autour d'un aéroport", assure-t-elle. Les pilotes seront également invités à descendre plus en douceur sur la région parisienne. "Plus un avion se rapproche naturellement sans paliers vers sa piste, plus il économise du carburant et moins il est bruyant car il peut garder un régime moteur constant et sans à-coups", explique la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.
- Une taxe de nuisance aérienne de soirée, qui viendrait s'ajouter aux taxes déjà existantes de jour et de nuit, devrait être créée. Selon Le Parisien, un airbus A340 décollant d'Orly entre 18 et 22 h devrait payer 345 euros, contre 83 aujourd'hui, et un Boeing 747, 4.392 euros (contre 1.059). Ces recettes nouvelles alimenteront les aides aux travaux d'insonorisation pour les riverains des aéroports.
Cette mesure concernera dès le début de l'année prochaine l'aéroport du Bourget, avant de s'appliquer à celui d'Orly début 2009 et enfin à Roissy en 2011, selon "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
Selon 20 minutes, l'aéroport de Londres possèderait une longueur d'avance sur CDG, puisqu'apparemment il n'y aurait "que" 16 vols de nuits sur Heathrow contre 150 sur Roissy (essentiellement du fret) et surtout, selon Philippe Houbart, vice-président du Cirena : "La vraie solution c'est d'adopter comme à
Londres des techniques de descente plus tardives, avec un angle
d'approche à 5 degrés." Il semble que ce monsieur ne soit pas au courant des luttes acharnées de l'association Hacan ClearSkies
contre les nuisances sonores dues aux avions survolant
la capitale britannique (car contrairement à Paris, ceux ci sont autorisés à survoler directement le cœur de Londres). Et ceci alors même que le gouvernement britannique vient de donner son feu vert à une troisième piste à
l'aéroport d'Heathrow, et essaye par tous les moyens d'étendre le nombre de vols de nuits.
The seemingly impossible is possible
vonric | 21 octobre, 2007 21:57
A voir absolumment: le speech de Hans Rosling au Ted 2007 (il y a un passage très sérieux avec un powerpoint
). Un Suédois qui a a rendu les statistiques sexys avec Gapminder et devrait pourrait bien recevoir - un jour - le prix Nobel selon Vinvin. I agree!
(Lire la suite de l'article)
UK Tax Credit (en anglais)
vonric | 30 septembre, 2007 12:42
The architect of the tax credit system, Gordon Brown might feel trouble coming since the big burden of tax credit has araised. Thousands of families have been overpaid discovered Inland Revenue and they should have to pay back the amount.
How did that happen? IR has got difficulties to find out but most certainly the system itself is to blame.
You have three different examples of the way the tax credit system work in the world:
- In Australia, people have to estimate their wage for the year and their tax code or tax credit will be calculated on that base. They may have to pay extra at the end of the year if they underestimated their income.
- In Canada, the Tax department compute the tax amount based on the previous tax year. They pay tax credit at the end if their calculation find they over paid.
- In the UK they found that the Canadian system, making payment up to 12 months later, was lacking flexibility. They based their system on the Australian one, except that IR was doing the assumption. If a mistake was made, they might take up to 24 months to realize, making you facing thousands of pounds of over-payment to give back. In fear of being overpaid and having to pay back any monees, and not being able to budget, a lot of families are now thinking about no longer claiming their rights. The British system is in danger of doing exactly the opposite of their initial goal: creating more poverty.
The solution seems to be a mix between the Canadian and the Australian system: IR would compute your tax credit based on your previous year income. In order to give flexibility they should be able to adjust the present year tax code if the individual warn them of a change of situation (become unemployed, found job, got a child). In front of the current mess,
I think those changes could improve a lot the situation, combining flexibility and security. It's time to reform urgently!
Le chomage au Royaume Uni 6 fois plus élevé que les chiffres officiels
vonric | 16 septembre, 2007 11:50
Ce c'est pas moi qui le dit, mais la presse anglaise courant aout. Et les journaux anglais (pas les lecteurs de ce blog) de découvrir que près de 10 millions de britanniques seraient en dehors du marché du travail. Ces chiffres sont révélés par le rapport trimestriel de l'Office of National Statistics. le Daily Mail écrit ainsi (je grasse) :
But in the small print, the ONS figures reveal that the real total is 9.6million, because a further 7.95million people in Britain are classed merely as 'economically inactive'.
They are not listed as unemployed but do not go to work because they are sick, looking after family or simply refuse to find a job.
While they are not claiming unemployment benefits, many rely on other handouts such as incapacity benefit.
[...]
Some 1.89million of the current total are students, 2.35million are carers for elderly relatives or stay-athome mothers, and 2.04million are on long-term sickness.
A further 198,000 are on temporary sickness leave, 619,000 have retired early and 35,000 are classed as 'discouraged workers', meaning they are not interested in finding work.
Le chiffre de la population inactive le plus élevé était jusqu'à présent de 21.6%, en May 1997 au moment ou les conservateurs perdirent le pouvoir. Et Kieran O'Keeffe, policy adviser for the British Chambers of Commerce, de s'apercevoir que, alors qu'il est acceptable d'avoir un bon nombre d'inactifs, les chiffres montrent qu'il y en a beaucoup plus que ce qu'ils imaginaient, et de nombreux individus reçoivent, sous une forme ou une autre, une pension de l'Etat.
Evidemment ces chiffres incluents les étudiants, les femmes au foyer, les pré-retraités ...etc. Mais cela montre une fois de plus que l'on fait dire ce que l'on veut aux stats, et que le Royaume Uni n'est pas l'Eldorado que certains veulent croire dans tous les cas.
On trouve une bonne analyse, permettant de relativiser tou ca ici.
