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L'Ecosse en passe de devenir indépendante ?
vonric | 17 décembre, 2006 21:00
En 1707, l'Act of Union scellait les épousailles entre l'Angleterre et l'Ecosse. Trois cents ans, cela devrait vous cimenter un mariage. Or un sondage réalisé par l'institut ICM début novembre révèle qu'une majorité d'Ecossais, 51 % exactement, souhaitent l'indépendance.
Le Scottish National Party est bien placé pour devenir le premier parti du Parlement écossais, en mai prochain. Les derniers sondages montrent en effet des intentions de vote suivantes :
Constituency vote:
- SNP 36%(+10),
- LAB 29%(-1),
- LDEM 16%(-4),
- CON 14% (nc),
- Others 6%
Regional vote:
- SNP 30%(+7),
- LAB 26%(+2),
- CON 15%(+2),
- LDEM 15%(-4),
- GRN 8%(-3),
- SSP 3%(-4),
- Solidarity 1%(+1)
Dans les deux cas il semble qu'il suffise aux Scottish National Party de s'allier avec les Liberal Democrats (qui ne veulent plus s'allier avec le Labour) et les Green pour diriger l'Ecosse. Rappelons ici que cela est possible car contrairement à l'Angleterre et aux élections du Parlement du Royaume Uni basé à Westminster, les élections écossaises sont basées sur un système de représentation proportionnelle.
Une telle alliance conduite par le SNP en tête, permettrait à celui ci d'organiser un référendum sur l'indépendance... Après 11 ans d'un Tony Blair né à Edimbourg et élevé près de Glasgow aux commandes en terre anglaise, et avec Gordon Brown, qui habitait Edimbourg, en passe de devenir leader du Labour party et (hypothétique) futur Premier Ministre, les écossais ont toutes les raisons de penser que ceux d'entre eux qui s'exilent plus au sud ne peuvent plus représenter leur pays.
William Wallace, alias Braveheart, a dû offrir une tournée de whisky au paradis des héros. Depuis le XIIIe siècle qu'il attendait sa revanche sur les troupes du roi d'Angleterre !
Alors que les partis Anglais parlent de temps en temps, hypothétiquement, surtout lorsqu'ils sont dans l'opposition, de se doter d'un High Speed Train (TGV fait décidément trop français
) le Sunday Times du 3 décembre nous apprend que les Ecossais, las des tergiversations de Westminster, sont prêt à passer le pas. Un TGV français (normal, depuis la fameuse Auld Alliance, les Ecossais sont nos amis) devrait relier Glasgow à Edimbourg toutes les 15 minutes dans 5 ans, à la vitesse de 220mph (350km/h !!!). Le trajet sera réduit de 50 min à 30 minutes et coutera £1,5 milliards.
En parallèle, un lien de type TGV entre Londres et l'Ecosse est considéré comme une faible priorité. Bah, si l'Ecosse fait sécession, on comprend le manque d'empressement anglais.